Liste des Entreprises en Liquidation Judiciaire : Où Trouver les Annonces Gratuitement
47 078 entreprises placées en liquidation judiciaire en France en 2025. Record historique. Derrière chaque dossier se cachent des actifs — machines, fonds de commerce, marques, fichiers clients — qui attendent un repreneur. Vous cherchez justement la liste des entreprises en liquidation judiciaire gratuit pour dénicher ces opportunités avant les autres.
Toutes ces données sont publiques. Inutile de débourser 700 € par an pour un abonnement premium alors que les sources officielles font le travail gratuitement — encore faut-il savoir lesquelles interroger. Ce guide détaille chaque source exploitable, l’ordre dans lequel les consulter, et la méthode pour transformer une simple veille en démarche de rachat d’entreprise structurée.
Qu’est-ce qu’une entreprise en liquidation judiciaire ?
La confusion entre liquidation judiciaire et redressement judiciaire coûte cher aux repreneurs débutants. La première ouvre la porte à un rachat d’actifs décotés. Le second vous met en concurrence directe avec le dirigeant en place, qui peut proposer un plan de continuation. Autant cadrer le terrain avant d’aller plus loin.
Définition et déroulement de la procédure
La liquidation judiciaire est prononcée par le tribunal de commerce lorsqu’une entreprise a cessé ses paiements et que son redressement est manifestement impossible. Un liquidateur judiciaire — mandataire de justice inscrit sur la liste nationale du CNAJMJ — prend alors les commandes pour réaliser les actifs et rembourser les créanciers selon l’ordre de priorité fixé par le Code de commerce (articles L641-1 et suivants). C’est un processus irréversible.
Dès le jugement d’ouverture, l’activité s’arrête — sauf autorisation de poursuite temporaire, limitée à 3 mois et renouvelable une fois. Le liquidateur procède à l’inventaire avec un commissaire-priseur judiciaire, vérifie les créances déclarées, puis organise les cessions selon trois modalités : vente aux enchères judiciaires, cession de gré à gré autorisée par le juge-commissaire, ou plan de cession global si un repreneur s’engage à maintenir l’activité et les emplois.
Sept procédures sur dix sont des liquidations directes, sans passage préalable par un redressement. Le tribunal constate dès l’audience d’ouverture que l’entreprise est irrécupérable et bascule directement en liquidation. Ce ratio explique pourquoi le flux d’annonces sur le BODACC ne tarit jamais.
Différence entre liquidation judiciaire, redressement judiciaire et cession
Trois situations, trois logiques radicalement différentes pour le repreneur.
Le redressement judiciaire entre en jeu quand l’entreprise est en cessation de paiements mais que le tribunal estime un sauvetage possible. L’activité se poursuit sous le contrôle d’un administrateur judiciaire pendant la période d’observation (6 mois, renouvelable), et le repreneur peut déposer une offre dans le cadre d’un plan de cession — mais il affronte un obstacle sérieux. Le dirigeant initial a le droit de proposer un plan de continuation concurrent, et les tribunaux le favorisent régulièrement quand ce plan tient la route.
En liquidation judiciaire, cette concurrence disparaît. L’entreprise est vouée à disparaître si personne ne reprend les actifs, et le tribunal cherche activement la meilleure offre selon trois critères définis par l’article L642-5 du Code de commerce : le maintien de l’emploi (critère dominant — environ 70 % du poids de la décision dans la jurisprudence des tribunaux de commerce), le paiement des créanciers, et les garanties d’exécution.
La cession d’entreprise au sens large, elle, désigne une vente volontaire hors procédure collective. Les prix reflètent la valeur de marché, avec des multiples d’EBE de 4 à 7x selon le secteur. En liquidation, ils chutent à 30 à 50 % de la valeur estimée des actifs — soit environ 6 % du chiffre d’affaires de l’entreprise cible d’après les données du CNAJMJ. Cet écart explique pourquoi tant de repreneurs surveillent ces listes.
Où trouver la liste des entreprises en liquidation judiciaire gratuitement ?
Quatre catégories de sources gratuites coexistent. Certaines publient l’information brute, d’autres la rendent vraiment exploitable. Voici lesquelles utiliser, et dans quel ordre.
Le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales)
Le BODACC est la source primaire — et la seule exhaustive par obligation légale. Chaque jugement de procédure collective doit y être publié dans un délai de 15 jours après la décision du tribunal (décret n° 2007-431). Aucune liquidation judiciaire n’échappe à cette publication.
L’accès se fait sur bodacc.fr, 100 % gratuit, sans inscription pour la consultation simple. Vous pouvez rechercher par nom d’entreprise ou numéro SIREN, avec un filtre dédié « Procédures collectives ». Créez un compte gratuit pour configurer des alertes email : vous recevrez une notification dès qu’une nouvelle annonce correspond à vos critères.
L’outil a ses limites, et elles sont frustrantes. Son interface date de 2012 — aucune refonte depuis. Pas de filtres par code APE ni par département. Les données ne remontent qu’à 2008, et le BODACC publie l’information brute : le jugement, le nom du liquidateur, le tribunal compétent. Ni bilan, ni description des actifs à céder. Pour la veille quotidienne, c’est un passage obligé ; pour cibler un secteur ou une zone géographique, il faudra compléter avec le PPLE ou Pappers.
Infogreffe et les greffes des tribunaux de commerce
Infogreffe (infogreffe.fr), le portail des 141 greffes des tribunaux de commerce, propose une section « Procédures collectives » avec les données de base en accès libre : nom de l’entreprise, forme juridique, statut de la procédure, nom du liquidateur. La recherche accepte le nom, le SIREN, la forme juridique et la localisation.
Les documents détaillés restent payants — Kbis à 3,20 €, comptes annuels à 2,82 €. Mais pour dresser une première liste d’entreprises en liquidation et identifier le mandataire à contacter, la version gratuite fait le travail.
Chaque tribunal de commerce dispose aussi de son propre site. Celui de Paris redirige vers Actify et l’ASPAJ pour les offres de cession en cours ; celui de Lyon publie les avis d’appel d’offres directement. Accès gratuit, consultation directe.
Deux plateformes gouvernementales complètent le dispositif. Le PPLE (pple.fr) agrège les données du BODACC, d’Infogreffe et d’Actulegales, avec un avantage décisif : des filtres par code APE et par département ou région — exactement ce qui manque au BODACC. Le site couvre 12,6 millions d’entreprises et permet de configurer des alertes email gratuites via Actulegales. C’est probablement l’outil le plus sous-estimé de cette liste, car la plupart des repreneurs ne le connaissent même pas. Quant à l’Annuaire des Entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr), il affiche les procédures collectives sous la rubrique « Annonces et observations » mais sans recherche dédiée aux liquidations — consultation entreprise par entreprise. Pratique pour vérifier un dossier identifié ailleurs, pas pour constituer une liste.
Les annonces légales des journaux habilités
Les journaux d’annonces légales (JAL) publient les jugements de procédures collectives de leur ressort géographique, et la consultation est gratuite sur la plupart de leurs sites. Pour un repreneur local, l’intérêt est double : une couverture territoriale fine et des annonces qui paraissent parfois 48 heures avant leur publication au BODACC.
C’est Pappers (pappers.fr) qui a véritablement changé la donne. Cette plateforme agrège les données publiques — BODACC, RCS, annonces légales — et propose une page de classement des « entreprises défaillantes », entièrement gratuite. Recherche par nom, SIREN, dirigeant, code APE, département, effectif : honnêtement, c’est l’interface que le BODACC aurait dû avoir depuis le début. Pappers actualise ses données quotidiennement et propose des alertes email gratuites. Son extension Pappers Justice (justice.pappers.fr) va encore plus loin en donnant accès gratuitement aux décisions de justice liées aux procédures collectives — vous pouvez lire le jugement d’ouverture en intégralité.
Les sites des mandataires judiciaires et administrateurs
C’est ici que la recherche bascule de la veille à l’action concrète.
Actify (actify.fr), le site officiel du CNAJMJ, répertorie les ventes d’actifs en procédures collectives : entreprises complètes, fonds de commerce, biens immobiliers, équipements industriels. Plus de 20 catégories sectorielles y sont disponibles (restauration, BTP, commerce de détail, industrie…), avec un filtre par localisation au département et la possibilité de créer un compte gratuit pour configurer des alertes. Détail qui fait la différence : c’est la seule plateforme où les mandataires publient directement les fiches de présentation des entreprises à céder, avec description de l’activité, effectif et conditions de visite.
L’ASPAJ (aspaj.fr) publie les annonces d’entreprises à reprendre émanant des administrateurs judiciaires. Moins fourni qu’Actify, mais complémentaire — certains administrateurs y publient en priorité.
En pratique, le workflow du repreneur expérimenté ressemble à ça : Pappers + alertes BODACC pour repérer les nouvelles liquidations dès leur publication, Actify pour identifier les offres de cession actives avec une fiche exploitable, puis contact direct avec le mandataire nommé dans le jugement pour demander l’inventaire et organiser une visite. Les premières sources vous informent qu’une entreprise est en liquidation. Les secondes vous disent ce qui est à vendre. Et à quel prix.
Comment consulter et exploiter ces listes efficacement
Accéder aux sources, c’est la partie facile. Avec 47 000 liquidations annuelles — soit 130 nouvelles annonces par jour ouvré —, sans méthode de tri, vous vous noyez dans le bruit.
Filtrer par secteur d’activité et zone géographique
Commencez par votre périmètre. Si vous cherchez à reprendre un restaurant dans les Bouches-du-Rhône, la liste nationale ne vous sert à rien. Trois outils permettent un filtrage précis : le PPLE avec ses filtres par code APE et département (premier réflexe pour un repreneur ciblé), Pappers avec sa recherche multicritère incluant secteur, géographie, effectif et chiffre d’affaires, et Actify avec sa catégorisation par type d’activité et ses fiches les plus détaillées.
Quels secteurs sont les plus touchés ? En 2025, la construction et le BTP arrivent en tête avec 14 723 défaillances, suivis du commerce et de la réparation automobile (13 701), puis de l’hébergement et la restauration (9 061, en hausse de 7,6 % sur un an). Le transport affiche une progression de 64 % par rapport à la moyenne 2010-2019 — les hausses de carburant et la sous-traitance à perte ont décimé les petites flottes. Côté géographie, les dossiers se concentrent en Île-de-France (14 319), Auvergne-Rhône-Alpes (7 354) et Occitanie (5 930).
Identifier les opportunités réelles de reprise
Toutes les liquidations ne sont pas des opportunités. Loin de là. 94 % des entreprises concernées emploient moins de 10 salariés, et la majorité sont des auto-entrepreneurs ou des SARL unipersonnelles sans actif tangible : ni matériel, ni bail, ni clientèle récurrente. Le liquidateur procède par vente aux enchères des meubles et clôture pour insuffisance d’actif. Rien à reprendre.
Pour trouver une entreprise en difficulté à reprendre qui présente un potentiel réel, trois critères font la différence.
D’abord, l’existence d’un fonds de commerce en liquidation identifiable. Une entreprise avec une clientèle résiduelle, un bail commercial en cours (vérifiez la durée restante — un bail 3/6/9 avec 7 ans devant lui a de la valeur) et des équipements opérationnels mérite une analyse approfondie. Une coquille vide chez un domiciliataire ? Passez votre chemin.
La taille de l’effectif, ensuite. Un jugement mentionnant 15 à 50 salariés signale une structure organisée, avec des compétences techniques et un savoir-faire métier difficiles à reconstituer de zéro. Le tribunal sera particulièrement attentif au maintien de ces emplois — c’est le critère n°1 de sélection. Un repreneur qui s’engage à garder 80 % de l’effectif part avec un avantage considérable face à un concurrent prévoyant des licenciements.
Le calendrier, enfin — et c’est souvent là que les repreneurs débutants se font piéger. Une liquidation ouverte depuis 6 mois avec une audience fixée dans 3 semaines ne laisse pas assez de marge pour monter un dossier crédible ; il faut compter 4 à 6 semaines minimum pour bâtir une offre sérieuse, avec prévisionnel, plan de financement et audit des actifs. Surveillez les ouvertures récentes et agissez dans les premières semaines.
Les informations clés à analyser dans chaque annonce
Chaque annonce de procédure collective contient des données structurées qu’il faut savoir décrypter. Le jugement d’ouverture précise la date de cessation des paiements (qui détermine la période suspecte pendant laquelle certaines transactions peuvent être annulées), le nom du liquidateur, le tribunal compétent et l’éventuelle autorisation de poursuite d’activité — un signal positif qui indique que l’entreprise a encore quelque chose de viable à court terme.
Contactez le mandataire judiciaire dès que vous repérez un dossier intéressant. Appelez l’étude directement plutôt que d’envoyer un simple email — les mandataires en reçoivent des centaines par semaine, le vôtre risque de passer inaperçu. Demandez l’inventaire du commissaire-priseur, le dernier bilan déposé au greffe et les conditions de visite des locaux. Le mandataire a tout intérêt à trouver un repreneur sérieux : chaque actif vendu rembourse les créanciers, et un plan de cession qui maintient les emplois valorise son dossier auprès du tribunal.
Racheter une entreprise en liquidation judiciaire : les étapes clés
Vous avez repéré une cible sur les listes. Passons au concret : comment racheter une entreprise en liquidation ?
Déposer une offre de reprise auprès du tribunal
La procédure est encadrée par l’article L642-2 du Code de commerce. L’offre de reprise doit être écrite et détailler la liste précise des actifs repris (avec les numéros d’inventaire du commissaire-priseur), les prévisions d’activité et de financement sur 3 ans, le prix proposé, le nombre d’emplois maintenus avec les postes concernés, et les garanties d’exécution — caution bancaire ou apport en fonds propres.
Les délais sont stricts. Aucune offre ne peut être déposée dans les 8 jours précédant l’audience, et un minimum de 15 jours doit séparer la date limite de dépôt et l’audience. L’offre est irrévocable, mais elle peut être améliorée jusqu’à 2 jours ouvrables avant l’audience — et les repreneurs expérimentés exploitent cette fenêtre pour ajuster leur proposition après avoir consulté les autres candidatures déposées au greffe (elles sont consultables).
Le jour de l’audience, chaque candidat présente son offre et le tribunal statue selon les trois critères de l’article L642-5. Le prix le plus élevé ne gagne pas automatiquement. Un repreneur qui maintient 90 % des emplois à un prix inférieur l’emportera souvent sur une offre plus généreuse prévoyant des licenciements massifs — les tribunaux de commerce le confirment régulièrement. Fait vérifiable : 95 % des offres ayant reçu un avis favorable de l’administrateur sont validées par le tribunal. Le jugement est notifié dans les 8 jours, immédiatement exécutoire.
Des dispositifs de financement existent pour accompagner l’acquisition — notre guide sur le financement du rachat d’entreprise détaille les options, y compris pour un rachat sans apport.
Évaluer la valeur des actifs avant de faire une offre
Ne faites jamais d’offre sans évaluation préalable. Jamais. La due diligence en liquidation dure environ 2 mois, mais contrairement à une acquisition classique, elle ne tolère aucune condition suspensive — votre offre est ferme dès le dépôt.
L’évaluation porte sur deux volets distincts. Les actifs corporels — machines, stock, immobilier — se chiffrent à partir de l’inventaire du commissaire-priseur, qui établit la valeur de remplacement et la valeur vénale. Pour les actifs incorporels — marque, clientèle, brevets, bail commercial —, l’exercice est plus délicat et la part de subjectivité augmente. Point à retenir : les dettes ne se transfèrent pas au repreneur (article L642-12 du Code de commerce). Vous repartez avec un actif purgé de ses inscriptions — hypothèques, nantissements, privilèges du Trésor public.
Les prix de cession en liquidation gravitent autour de 30 à 50 % de la valeur estimée des actifs. C’est l’attractivité principale de ce type d’acquisition. Mais le coût réel va au-delà du prix d’achat : remise en route de l’outil de production, recrutement pour remplacer les salariés partis pendant la procédure, restauration de la réputation auprès des clients et fournisseurs, relance commerciale. Pour une PME industrielle, comptez un budget de relance équivalent à 1 à 2 fois le prix d’acquisition. Ce ratio surprend souvent les primo-repreneurs.
Vous avez repéré une entreprise sur les listes ? Estimez sa valeur avant de déposer votre offre. Un prix calibré maximise vos chances face au tribunal.
Les avantages et les risques du rachat en liquidation
Les avantages sont tangibles : un prix réduit de 30 à 50 % par rapport au marché, aucun transfert de dettes puisque le repreneur repart avec un actif purgé de toutes inscriptions, et un accès immédiat à des équipements, une clientèle, une marque. Côté aides financières, l’ACRE offre une exonération de charges sociales la première année, le dispositif NACRE propose un prêt à taux zéro jusqu’à 10 000 €, et certaines zones bénéficient d’une exonération de CFE pendant 12 mois.
Les risques sont tout aussi concrets. Des délais serrés — environ 2 mois entre identification et audience —, pas de conditions suspensives, des actifs cédés « en l’état » sans garantie de conformité ni de vices cachés, et une réputation souvent dégradée auprès des clients et fournisseurs historiques. Le coût de relance (recrutement, remise aux normes, repositionnement) dépasse fréquemment le prix d’acquisition lui-même. L’honnêteté oblige à le dire : ce type de rachat n’est pas fait pour tout le monde.
Pour approfondir, consultez notre guide sur le rachat d’entreprise en liquidation et la reprise d’entreprise en difficulté.
Les alternatives aux listes gratuites
Les sources gratuites couvrent l’intégralité des publications légales. Ce qu’elles ne couvrent pas, c’est le marché off-market — et c’est là, paradoxalement, que se trouvent souvent les meilleures affaires.
Plateformes spécialisées en cession-reprise
70 % des transmissions d’entreprise se font hors marché public, selon la CCI Île-de-France. Ces dossiers ne figurent dans aucune liste de liquidation — ils circulent via des intermédiaires, des réseaux de mandataires et des plateformes dédiées.
Bpifrance Transmission agrège plus de 46 100 annonces de cession-reprise gratuitement, en consolidant les flux de Fusacq, Transentreprise, CRA et CessionPME dans un seul moteur de recherche — c’est le point d’entrée le plus large. Fusacq affiche 15 000 annonces avec des mises en relation facturées 45-60 € HT par contact. CessionPME revendique 130 000 annonces cumulées, tandis que Transentreprise, opéré par les CCI et les Chambres de Métiers, propose 7 000 à 10 000 annonces gratuites avec une spécialisation TPE/PME et un accompagnement par les conseillers transmission. Repreneurs.com se concentre sur les procédures collectives (60 000 suivies par an, abonnements dès 19 €/mois avec alertes sectorielles).
L’idée de reprendre une entreprise gratuitement sans investir dans la recherche est séduisante — mais un flux d’opportunités off-market justifie un abonnement à 20-60 €/mois quand on le compare au coût d’un dossier raté.
Faire appel à un mandataire ou un conseil en reprise
Le CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) accompagne repreneurs et cédants via un réseau de 450 bénévoles, anciens chefs d’entreprise — adhésion à 320 €/an, avec 200 à 300 transactions clôturées chaque année. Les courtiers en cession-reprise (Transeo, Michel Simond, Perfia) prélèvent une commission de 5 à 10 % du prix de transaction, ce qui peut se justifier si le courtier vous ouvre des dossiers que vous n’auriez pas trouvés seul.
Pour un rachat en liquidation, l’équipe conseil recommandée se compose d’un avocat spécialisé en procédures collectives — indispensable pour rédiger l’offre conforme à l’article L642-2 —, d’un expert-comptable pour l’évaluation des actifs et le prévisionnel, et d’un notaire si des biens immobiliers entrent dans le périmètre. Le mandataire judiciaire lui-même est une source directe qu’on sous-estime trop souvent : consultez l’annuaire du CNAJMJ (cnajmj.fr), identifiez les études de votre région et appelez-les. Les mandataires connaissent les dossiers en amont de leur publication officielle et orientent volontiers les repreneurs sérieux vers les opportunités correspondant à leur profil.
FAQ — Liste des entreprises en liquidation judiciaire
Peut-on racheter une entreprise en liquidation judiciaire pour 1 euro ?
En théorie, rien ne l’interdit. En pratique, c’est devenu quasi impossible. Les rachats symboliques à 1 euro rappellent les opérations de Bernard Tapie dans les années 1980-1990, à une époque où le tribunal disposait d’une latitude quasi-totale sur le choix des offres. Depuis la loi du 26 juillet 2005 (loi de sauvegarde des entreprises), trois critères obligatoires encadrent la sélection : maintien de l’emploi, paiement des créanciers, garanties d’exécution. Un prix à 1 euro ne rembourse rien aux créanciers et signale un manque de capacité financière au tribunal.
Les prix restent attractifs malgré tout : 30 à 50 % de la valeur estimée des actifs. Le vrai coût se situe rarement dans le prix d’acquisition — il est dans la relance de l’activité et les investissements de remise en route. Pour creuser le sujet, consultez notre article dédié : racheter une entreprise pour 1 euro.
Les listes de liquidation judiciaire sont-elles mises à jour en temps réel ?
Non, et l’écart entre le jugement et sa publication peut surprendre. Le BODACC publie les annonces dans un délai de 15 jours après le jugement — c’est le délai légal, rarement raccourci. Infogreffe et le PPLE suivent un rythme similaire puisqu’ils s’alimentent des mêmes données greffières. Pappers actualise quotidiennement à partir des flux BODACC et RCS.
Actify et l’ASPAJ sont plus réactifs : les offres de cession apparaissent dès que le mandataire les met en ligne, parfois le jour même du jugement. Pour une veille efficace, combinez les alertes email du BODACC et de Pappers (veille large sur les nouvelles ouvertures) avec celles d’Actify (opportunités concrètes avec fiche de présentation). Un rythme de consultation hebdomadaire suffit pour la plupart des secteurs. En BTP et restauration, vu le volume, passez à deux fois par semaine.
Quelle différence entre une entreprise en liquidation et une entreprise en difficulté ?
« Entreprise en difficulté » est un terme parapluie qui couvre toute la gamme des fragilités financières : problèmes de trésorerie, procédure de sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire. La liquidation représente le stade terminal — l’entreprise a cessé ses paiements et le tribunal a estimé son redressement impossible.
Pour le repreneur, la distinction est avant tout opérationnelle. Une entreprise en difficulté en redressement poursuit son activité, et le rachat s’inscrit dans un plan de cession soumis au tribunal avec le dirigeant en place comme concurrent potentiel. En liquidation, l’activité est (sauf autorisation de poursuite) arrêtée — vous rachetez des actifs, pas une entreprise en marche. Prix inférieur, risque de relance supérieur, mais pas de plan de continuation à affronter. Chaque situation appelle une stratégie différente.
Un particulier peut-il racheter une entreprise en liquidation ?
Oui, sans restriction de statut. Toute personne physique ou morale peut déposer une offre de reprise : particulier, entrepreneur individuel, société existante, société en cours de formation (à condition que les statuts soient signés avant l’audience). Les salariés de l’entreprise peuvent aussi se regrouper en SCOP, sous réserve de réunir 51 % du capital et 65 % des droits de vote minimum.
L’article L642-3 du Code de commerce exclut certaines personnes : le débiteur, ses dirigeants de droit et de fait, leurs parents et alliés jusqu’au deuxième degré, et les contrôleurs de la procédure — interdiction qui court sur 5 ans après le jugement. En dehors de ces cas, le tribunal examine votre offre au même titre que celle d’un groupe industriel. Si votre projet de maintien d’emploi est plus solide, vous l’emportez.
La liste des entreprises en liquidation judiciaire gratuit est à portée de clic. BODACC, Pappers, Actify, PPLE — les sources existent, elles sont gratuites, et vous savez maintenant comment les exploiter. Le vrai travail commence après : analyser les dossiers, évaluer les actifs, monter une offre que le tribunal retiendra.
Vous avez identifié une cible ? Estimez sa valeur avec notre outil de valorisation avant de déposer votre offre au tribunal. Un prix calibré sur des données fiables fait la différence entre une offre retenue et une offre écartée.